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COMMUNIQUE DE PRESSE N° 03/99 30 JUIN 2003 |
International Monetary Fund Washington, D.C. 20431 USA |
LE FMI A CONCLU LA TROISIEME REVUE DU PROGRAMME FRPC AVEC MADAGASCAR ET A APPROUVE LE DECAISSEMENT DE 15.9 MILLIONS DE DOLLARS
Le Conseil d'administration du FMI a conclu aujourd'hui la troisième revue des performances de Madagascar au titre de l'accord FRPC (Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance) d'un montant global de 79,4 millions de DTS (environ 111,3 millions de dollars) et a approuvé le décaissement de 11,3 millions de DTS (environ 15,9 millions de dollars).
L'accord triennal avec Madagascar a été approuvé le 1er mars 2001 et a été prolongé le 23 décembre 2002 jusqu'à fin novembre 2004 au lieu de [m février 2004. Jusqu'à maintenant, Madagascar a effectué un tirage total de 34 millions de DTS (environ 47,7 millions de dollars) au titre de l'accord FRPC.
Le FRPC est une facilité concessionnelle du FMI pour les pays à faibles revenus. Les programmes appuyés par la FRPC sont basés sur les stratégies élaborées par les pays concernés pour la lutte contre la pauvreté avec la participation de la société civile et d'autres partenaires du développement. Ces stratégies sont définies dans le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP). Ceci, afin de s'assurer que les programmes appuyés par la FRPC sont cohérents avec le cadre général des politiques macroéconomiques, structurelles et sociales dans le but d'accélérer la croissance et de réduire la pauvreté. Les prêts au titre de la FRPC sont assortis d'un taux d'intérêt annuel de 0,5% et sont remboursables sur dix ans par paiements semestriels dont le premier a lieu cinq ans et demi après le décaissement du prêt.
A l'issue de la discussion du Conseil d'Administration sur Madagascar, Anne Krueger, la première Directrice générale adjointe et Présidente du Conseil d'Administration par intérim, déclara:
"L'exécution du programme appuyé par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance a été satisfaisante. Toutefois, suite à la crise politique, les objectifs macroéconomiques du Gouvernement pour 2002 n'ont pas été totalement atteints et la pauvreté s'est aggravée. Le défi qui attend les autorités pour l'avenir est la stabilisation de l'économie, le renforcement du climat des affaires afin d'encourager les investissements privés et la diversification des produits à exporter pour renforcer les exportations et la croissance économique.
Le budget pour 2003 vise à augmenter les recettes pour permettre une reprise des dépenses tout en maîtrisant le déficit des finances publiques. Pour ce faire, les autorités font face aux problèmes d'inefficacité et de corruption dans l'administration publique, notamment dans les départements des douanes et des impôts et ont mis en place un comité pour surveiller les programmes de réformes des administrations fiscales et douanières. Les autorités ont également l'intention de restreindre la masse salariale des fonctionnaires et de lier les hausses de salaires aux performances au travail. D'autres réformes sont nécessaires pour supprimer les faiblesses dans la préparation du budget, le contrôle des dépenses et les opérations du trésor afin de renforcer la procédure budgétaire et éviter l'accumulation des arriérés.
Le programme monétaire pour 2003 est conforme à l'objectif de réduire l'inflation et de réaliser des taux d'intérêts réels positifs. Les obstacles structurels à l'octroi des crédits bancaires doivent être surmontés, notamment par le biais de l'amendement de la loi foncière pour permettre l'utilisation du terrain comme gage dans les prêts bancaires. Les efforts sont déjà entrepris pour renforcer le cadre légal et institutionnel de la supervision bancaire et pour établir un système d'alerte précoce pour la fragilité bancaire. Le cadre légal pour les opérations de microfinance doit également être amélioré.
Il sera important de maintenir la compétitivité à l'exportation afin de réduire la vulnérabilité externe et d'accroître les exportations. Madagascar doit éviter l'appréciation du taux de change réel en mettant en oeuvre des politiques macroéconomiques prudentes et des réformes structurelles visant à maintenir des coûts de production peu élevés, à améliorer l'efficacité du secteur coton et à diversifier les exportations.
Les autorités s'engagent à privatiser et à réhabiliter les entreprises publiques pour augmenter l'efficacité économique, les investissements privés et la croissance économique. Ces réformes pourraient jouer un rôle important dans l'augmentation des revenus et la réduction de la pauvreté dans les zones rurales.
Les autorités ont finalisé le DSRP grâce à un processus participatif élargi. Elles doivent résolument mettre en œuvre la stratégie et doivent également donner la priorité à l'accomplissement de toutes les autres actions qui font partie des conditions pour atteindre le point d'achèvement dans le cadre de l'IPPTE pour que Madagascar puisse bénéficier d'un allègement supplémentaire de la dette le plus tôt possible."
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